lundi 13 avril 2009

j'ai pris les derniers mots

P I A F
Chantant dans les cours, mendiante ,vagabonde
sa voix s’élève en un carnaval d'ondes
d’un immeuble à l’autre portée par le vent
comme pour nous délester d’une peine d’un tourment.
elle a conquis Paris pas à pas en chantant
quand d’autres nous assoment en miaulant
on l’a envoyé parfois durement sur les roses
mais à la une des magazine enfin elle pose.
signe du hasard, elle descend à l’Hotel triton
son amour est un dur, pas du genre mouton
jeu de jambe, crochet, swing imprévisible
mais elle a su faire vibrer sa corde sensible
mais un jour , au matin livide, muette, figée
Dieu, le ciel, le destin, de mauvaises intentions, animés,
on précipité cruellement, sans raison, son Marcel en mer
Comme pour lui rappeler que l’amour vit de l'éphémère.
elle dérive, elle sombre, seule sans gouvernail
les nuits interminables peuplées d'épouvantails
que lui reste t-il à part tuer le temps
que reste t-il de ses amours, quelques beaux moments.

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