vendredi 20 mars 2009

Purée, ça fait du bien...


A Ici, dimanches mouillés et trottoirs glissants
B La trompette des anges est levée vers un ciel
C Gonflé de soupirs, peignes rouillés, éteignoirs à soleil.
D Ici, il pleut.
E Chaque matin, le jour perd sa majuscule, l’abruti, l’idiot,
F Ce morveux malvenu. Ouvrir à d’autres lieux
G Ce sombre quartier nord, à l’ouest du grand Tout parce qu’
H Ici, il pleut
I Banlieue de béchamel, de semelle trouée,
J De chaussette mouillées, banlieue de nouilles et d’eau,
K Dans l’éprouvette, quoi ? : de la mélasse et de la boue.
L Il pleut Ici.
M Hasard des naissances, pourquoi là plus qu’ailleurs?
N Et allez hop, je sors de ma manche, par magie,
O Des oliviers d’argent qui jouent avec le vent.
P De la lumière, de la nuance.
Q Enfin.
R Plus de carrés d’immeubles et de riches maisons
S Grises, fermées. Fini. Et les palmiers s’emballent,
T L’air bout d’une chaleur à faire tomber les dieux
U Chacun de leur enseigne.

V Mais oh..., regarde, Ici est aujourd’hui un jour de soleil!
W De la ville où je vois, les yeux collés au bleu pour ne pas l'oublier,
X S’en emplir, l’humer, respirer le ciel, profondément,
Y Oh, il fait beau!
Z Tu vois : regarde encore. Oui, c’est un printemps qui vient, il est là.

Tu vois ? Tu as vu, regarde encore, c’est idiot mais regarde,
Le bleu derrière les branches, à ma fenêtre, tu vois :
Aujourd'hui, ô, il fait beau.

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