En concertation avec Tassuad, nous proposons aux carbistouilleuses et carabistouilleurs un petit jeu d’écriture…
Il s’agit d’écrire un petit texte en utilisant les images proposées, un incipit, dix mots et cinq expressions… Il faudrait une courageuse ou un courageux pour lancer ce petit jeu. Mais nous savons que le courage est l’une de vos qualités.
Il s’agit d’écrire un petit texte en utilisant les images proposées, un incipit, dix mots et cinq expressions… Il faudrait une courageuse ou un courageux pour lancer ce petit jeu. Mais nous savons que le courage est l’une de vos qualités.
I- Votre incipit doit débuter à la manière de Fred Vargas dans « Debout les morts : «Commissaire, il y a quelque chose qui déraille dans Carabistouilles... »
II- Vos dix mots à utiliser : mystère, disparition, rillettes, bière, lettre, dollars, bonnet, orage, évasion, argent.
III- Vos cinq expressions :- Témoin silencieux de la sottise des hommes
- Une promesse toujours tenue
- Les ânes font très bien leur travail d’âne
- Ceux de Pero mangent de mauvais chiens
- Courbé sur la serrure, il fermait la porte à clef.
Lorsque le premier texte est écrit, d’autres peuvent suivre sur le même principe ou bien une suite peut être donnée au premier texte, au second etc…
-Martine, il y a deux mecs qui nous compliquent à mort les écritures.
RépondreSupprimer-Quoi qu'ils veulent ?
- Du mystère, des disparitions, des rillettes, de la bière, une lettre, des dollars, un bonnet, un orage, du désespoir, une évasion et de l'argent. Rien que ça !
C'est une idée de Luga, un maniaque des incipits, qui avait lancé la chose, comme un jeu littéraire. Une idée à la con, oui ! Et les incipits à Luga, y sont aussi fiables qu'un témoin silencieux de la sottise des hommes. Comme la promesse toujours tenu d'un menteur de métier. Des trucs à manger du chien ou son âne quand il n'y a plus de goyaves en magasin.
- Les ânes font très bien leur travail d’âne -répondit Martine, lasse de ses querelles intestines.Et ceux de Pero mangent de mauvais chiens.
- Quel rapport avec ce que je viens de te dire -interrogea Ugo, acablé par le peu d'attention que lui portait son interlocutrice.
Soudain, il décida de tout oublier, de s'en aller, loin. Il abandonna Martine, les incipits à la mord moi le truc, les mots obligatoires et toute les saints trusquins des ateliers d'écriture. Courbé sur la serrure, il ferma la porte à clef en laissant tout ce monde débloguer à l'intérieur.
Plus tard, trés loin, sur la route, il s'offrit une sandwich aux rillettes et une bière. Il s'aperçut alors qu'à part quelques tickets restaurant en dollars, il n'avait pas vraiment d'argent sur lui. Quand l'orage survint, il était trop tard pour revenir en arrière. Il avait jeté la clé de la serrure. Il n'avait plus d'utopie pour se mettre à l'abri. Il se mouillait à présent. Il était trempé, au désespoir. Nu, sans bonnet, comme un con qui a réussi son évasion et découvre, brusquement, que la liberté était à l'intérieur comme la sardine est à l'huile.
Bravo à l'anonyme! Et ça commence fort...
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