Je suis plutôt honteux de ce qui va suivre mais l'essentiel est de participer...
A Marseille, Mille soleils brillent même la nuit !
Billevesée ! disent les gens du grand Nord.
C’est pourtant vrai, preuve à l’appui
Devant moi, une enseigne leur donne tort
Et les soleils de néon éclairent la rue.
Filaments incandescents et drus,
Gyrophares des voitures de police,
Hôtels ouverts pour de brefs soupirs,
Incandescences sous un ciel de cire,
Jaunes venus d’artificiels solstices,
Kaléidoscopes de la kinesthésie des ombres
Les vitrines multiplient leur nombre
Mélangeant tous les artificiels soleils,
Nimbes unis en grande auréole sur Marseille.
Ouvre tes portes, ville jamais endormi !
Port accueillant où j’ai tant d’amis,
Qui pourrait te mettre sous l’éteignoir ?
Refuse la béchamel* et les poissons carrés !
Souris à l’étranger mais pas aux cloportes tarés !
Tamise ta lumière ! Retrousse tes manches
Use les semelles sur les trottoirs du dimanche !
Vide dans le golfe tes éprouvettes de pastis !
Watts, éclairez-la de vos feux d’artifice !
Xylophages sortez des langues de bois !
Yachts, peignez d’azur vos coques de soie !
Zeuzères, épargnez platanes et oliviers !
A Marseille, on raconte l’histoire de Mme Olivier
Bernique si vous pensiez que j’allais la raconter…
C’est fait, j’ai récité l’alphabet ! Sonnez trompettes! N’insistez pas !
D’ailleurs, je ne suis pas curé, je n’ai jamais cédé,
Et seuls les abbés cédèrent à qui nous sollicita…
* béchamel et une sauce à ne pas confondre avec « bèche chamelle ! » qui est l’ordre donné par le mari retraité à sa femme cultivatrice.
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